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  • Jenny Ams

Burn out

Le burn out autistique - je tombe le masque

Je n'aime pas passer ce genre de message, j'aime "jouer" à transformer des situations parfois difficiles en situations "rigolotes", passer du "tragique" au comique. C'est vrai, après tout, j'ai pris cette décision un jour, parceque j'ai tendance à penser "qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer". C'est vrai que souvent j'ai l'air "normale" et pour ceux qui connaissent mes enfants, ils savent relativement bien se contrôler en public. Relativement, oui parcequ'on a appris à adopter la stratégie de "l'évitement". Je m'explique: "- tu vas au parc? - non j'évite - au cinéma? - non j'évite..." Mais aujourd'hui je craque. Ça fait un moment que je ne me sens pas trop bien. Je ne sais pas comment expliquer ça, j'ai beaucoup de mal à interpréter mes émotions, mais voilà, ces derniers temps je suis épuisée, pourtant j'ai du mal à dormir. J'ai beaucoup de choses à redire, pourtant je reste muette. Je vis à travers un voile, de plus en plus opaque, alors que la lumière m'aveugle. La moindre interaction, la moindre intervention, peut me plonger dans des pensées sans fins. Ça peut être une phrase de mon entourage, ou même un commentaire très déplacé sur Facebook. Je perds mes mots, j'oublie. Je crie, je crie beaucoup, pas forcément sur quelqu'un ou quelque chose. Alors j'ai besoin de me fermer, mais je n'y arrive pas. L'écriture est ma thérapie, et je me suis tue trop longtemps. J'ai souvent fait semblant avant le diagnostic, non j'ai TOUJOURS joué un jeu, cacher ses bizarreries, et toujours cette phrase en tête "bats toi petit soldat". Pourtant quand j'écris, encore, je transforme les réalités en les rendant sympa, plutôt drôles à lire. J'y peux rien, j'ai grandit pour plaire. Pourtant en ce moment, même plaire ne me plaît pas. La sonnerie de mon téléphone me terrorise, le soleil me paralyse, les odeurs basiques me rendent folle. C'est comme si tous mes sens s'étaient multipliés. Je voudrai hiberner. C'est vrai ça, ça doit être cool d'être un ours, tu vis seul, tu avances toute ta vie, et tu dors un long moment.

Je n'avais jamais compris le sens du "burn out", c'est comme brûler de l'intérieur et laisser sortir la fumée.

J'ai toujours voulu être la pour les autres, la première raison qui m'a poussée à écrire était d'aider ceux qui pouvaient être dans la même situation que moi, ouvrir les esprits sans être sérieuse, ne pas prendre la tête. J'avoue que les messages d'encouragement me touchent aussi mais ce n'est pas forcément mon message premier. La compensation sociale, la surcompensation, c'est ce qui m'a poussée à cet état. Il est sympa mon sourire, mais sous le masque il y a autre chose. Être maman, autiste, d'enfants autistes pour certains ça peut être fatiguant, même si je suis sûre que j'aurai plus de mal à élever des neurotypiques. La semaine dernière, la maîtresse de mon dernier m'a félicitée sur sa façon de se tenir, la façon exemplaire qu'il a de compenser ses lacunes en communication, c'est marrant, cette phrase a allumé quelque chose dans ma tête (façon de parler), les explosions de nerfs à la maison sans arret, son besoin de tout casser, en faite il décompresse... C'est ca qu'il faut, décompresser... Alors je vais essayer de le faire, je vous aime... ou pas...


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